Vous travailler en Bretagne et vous avez envie de changer de travail mais peur de tout perdre : vous n'êtes pas obligé de choisir entre les deux.
La question arrive toujours à un repas de famille, avec les parents de l'école, dans ces soirées où les gens se présentent par leur métier.
Et vous, vous avez une réponse, bien sûr : Vous gérez une ligne de conditionnement dans une conserverie du Finistère ou des Côtes-d'Armor. Vous livrez les magasins bio entre Rennes et Brest. Vous vous occupez de personnes âgées dans un établissement de votre ville.
C'est vrai. C'est ce que vous faites.
Mais quelque chose dans la façon dont vous le dites n'est plus là. Il n'y a pas si longtemps vous auriez ajouté une précision, un détail qui vous appartenait. Maintenant c'est expédié et si quelqu'un relance, si quelqu'un vous demande si vous aimez ça, ce sont vos épaules qui répondent. Elles s'abaissent comme pour dire quelque chose que vos mots ne disent pas encore.
Ce n'est pas de l'épuisement. Ce n'est pas une crise.
C'est juste que le lien entre ce que vous faites et ce que vous avez envie de faire s'est détaché. Progressivement, sans que rien de précis n'ait vraiment changé. Au boulot ça tourne, vous êtes consciencieux, impliqué. Mais le plaisir a diminué, voire carrément décampé.
Parfois on se demande ce qu'on ferait si on pouvait choisir vraiment. Mais quand on pousse dans cette direction, quand on s'autorise à penser à ce qui nous plairait vraiment, c'est l'angoisse qui répond : la peur de tirer sur un fil qui va tout détricoter.
On ne veut pas tout défaire mais changer au travail ce n'est jamais banal.
Vous avez un savoir-faire que d'autres n'ont pas et il y a forcément quelque chose à en faire pour raviver votre vie professionnelle, mais vous ne savez pas comment.
Si seulement quelqu'un pouvait vous poser la question sérieusement, quelqu'un qui sait comment faire pour avancer et qui peut le faire à votre rythme. Si seulement vous aviez un moment pour y répondre honnêtement, sans patron, sans collègue, sans conjoint, sans enfant.
Un moment juste pour ça.
Vous pourriez vous demander : Qu'est-ce que j'ai appris en dix ans sur cette ligne, dans ce camion, auprès de ces gens et que je n'ai jamais vraiment pris le temps de regarder ? Qu'est-ce que je pourrais faire de ce que je sais faire ?
Il existe des conseillers et conseillères dont c'est la mission d'avoir cette conversation-là. Des gens formés pour ça, qui savent poser les bonnes questions dans le bon ordre, qui vous aident à mettre des mots sur ce que vous savez faire et sur ce que vous avez envie de faire ensuite.
Ça s'appelle Mon conseil en évolution professionnelle, Mon CEP en Bretagne. C'est gratuit, c'est ouvert aux salariés du privé et aux indépendants, et votre employeur n'en saura jamais rien. Vous pouvez parler librement, sans que ça ait de conséquence sur votre situation actuelle.
Vous arrivez avec ce que vous avez : une ligne d'emballage, dix ans de métier, des épaules qui descendent quand on vous en parle. C'est plus qu'il n'en faut pour commencer.
Rendez-vous sur avenir-actifs.org ou au 0800 940 033.
Et la prochaine fois qu'on vous demande ce que vous faites dans la vie, vous aurez quelque chose de plus à ajouter.
Oui. Vous n'avez pas besoin d'être en crise ni d'avoir un projet formé. Un sentiment que quelque chose ne va plus, des épaules qui descendent quand on vous pose la question : c'est suffisant pour commencer.
C'est précisément pour ça qu'il existe. Le conseiller ne vous propose pas de réponses toutes faites. Il vous aide à mettre des mots sur ce que vous vivez et à identifier ce que vous avez envie de faire de ce que vous savez faire.
Non. Mon CEP est un droit individuel, confidentiel et entièrement à votre initiative. Votre employeur n'en est jamais informé, quoi que vous décidiez ensuite.
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